5 et 6 mars : Salon des Collectionneurs

Et oui, c'est à Roubaix que nous nous sommes réunis les 5 et 6 mars 2005 pour l'Assemblée Générale Ordinaire annuelle de l'A.F.C.O.S. (Association Française des Collectionneurs Olympiques et Sportifs) et non dans les Alpes, et la quasi-totalité des membres qui avaient annoncé leur arrivée était présents.
Il y avait pour nous accueillir :
- Charlotte, Claudia, Daniel et Joris, les étudiants en BTS Action Commerciale du Lycée Jean Moulin de Roubaix,
- les Membres des Amis de Paris-Roubaix et son dynamique secrétaire, Éric Debruyne,
- et ceux du Cercle des Collectionneurs des Arts de Roubaix, nos ôtes, et bien sûr nos deux compères, Jean Devys (absent pour raison de Championnats de France de Tennis de Table à Caen, mais présent en pensée et par le quiz qu'il avait préparé à notre intention) et Jean-Pierre Bourgois.
Et puis le soutien de la Ville de Roubaix en la personne de son adjoint aux sports et à l'animation, Mr Henri Planckaert, qui fut fêté lors du repas convivial du samedi soir à la Guingette de Leers à l'occasion de ses 45 ans de mariage. Endroit très apprécié des participants ou l'on a vu certaines tables très animées...
Notre participation au 30° Salon International des Collectionneurs, nous avons permis de découvrir plus de 200 tables d'exposants vendeurs ou en échanges dans une salle de près de 2500 m2.
Plusieurs AFCOSIENS avaient disposé leurs collections dans la partie Exposition dont le thème était "Sports et Collections", qu'ils en soient remerciés.
Tous sont repartis le dimanche ou le lundi en se disant que cela valait la peine d'être venu et que les gens du Nord ont dans le cœur la chaleur qu'ils n'ont pas dehors........ les gens du Nord.
Peut-être certains d'entre nous aurons l'occasion de retourner sur place en 2006 pour le 31° Salon International des Collectionneurs, les 4 et 5 mars, au même endroit.
Jean-Pierre Bourgois
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18 mars : Convention à Roubaix

Sur la pelouse du Vélodrome de Roubaix qui venait de recevoir le label "Patrimoine du XX° siècle" par le Ministère de la Culture, la convention qui lie la Ville de Roubaix et Amaury Sport Organisation a été signée pour les cinq années à venir.
Jean-Marie Leblanc pour A.S.O. et Henri Planckaert pour la municipalité ont donc parafé le document en présence de Christian Prudhomme qui succèdera à Jean-Marie en 2007, d'une forte délégation des Amis de Paris-Roubaix et du Vélo-Club de Roubaix, partenaires incontournables dans l'organisation de la Reine des Classiques.
Entre les signataires, le pavé qui sera offert par notre association au vainqueur de l'édition 2005 quelques semaines plus tard.
Christian Prez
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2 au 13 avril : Exposition à Troivilles

Françoise Santerre tient depuis 27 ans le café “ Chez Françoise ” à Troisvilles.
Très impliquée dans les milieux cycliste et colombophile et Amie de Paris-Roubaix, elle a aménagé pour l’occasion une salle à l’intérieur de laquelle elle a exposé des anciennes affiches de la course, des fac-similés de “ une ” des journaux tels que Vélo, Auto-Vélo, l’Auto, L’Equipe, des anciennes revues telles que Miroir des Sports, Miroir du Cyclisme, Vélo, etc… Quasiment toutes les époques étaient représentées, documentées de 1896 à nos jours ! De quoi, faire un excellent retour en arrière sur plus de 100 ans de presse écrite dédiée à Paris-Roubaix. Cette exposition a été visitée par tous les participants à la reconnaissance officielle du 4 avril.
Françoise s’est donnée sans compter pour décorer magnifiquement sa salle avec une très belle tenture rouge sur les murs qui faisait bien ressortir les différents documents.
Nous tenons à la remercier chaleureusement pour tout le travail qu’elle a accompli afin de faire encore mieux connaître et apprécier au grand public l’histoire de notre magnifique course.
François Doulcier
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4 avril : Reconnaissance avec la Presse

Nous étions 7 "Amis" en ce lundi 4 avril à rallier la Taverne de l’Arbre dès potron-minet avec, pour dénominateur commun, la "reconnaissance" (officielle) des derniers 160 Km de la Reine des classiques.
C’est bien connu, l’exactitude est la politesse de la gent féminine… et faisant fi des déviations (pour travaux), il est revenu à Audrey d’accueillir, avec un brin d’ironie, ses collègues masculins moins enclins à emprunter le salvateur… pavé de Gruson. Mais bon, Alain (président reconnu). François et Philippe (méritoires découvreurs de pavés !). Yves et votre serviteur n’avaient pas dépassé le délai de grâce et pouvaient donc s’en remettre à la (bonne) conduite de Stéphane, expert en topographie locale.
Un arrêt à Orchies pour embarquer Jean (Montois), l’alter ego du pays de la chicorée, et nous étions quand même les premiers chez … Françoise, la légendaire tenancière de Troisvilles. Où, très vite, notre président fondateur Jean-Claude, mené à bon port par Elisabeth, allait précéder les "officiels" de la "reconnaissance" emmenés par Christian Prudhomme (successeur confirmé de Jean-Marie Leblanc) et Jean-François Pescheux, nonobstant les habituels journalistes de la presse écrite et des télés. Tous agréablement surpris de découvrir la (riche) exposition sur Paris-Roubaix concoctée par la susvisée…
Incontournable chez Françoise, à condition d’avoir "sauté" le petit déjeuner, sera la dégustation de sa célèbre omelette au maroilles, arrosée de certain nectar comme il se doit. De quoi être blindé pour affronter le premier et long tronçon pavé, celui (classique) de Troisvilles et y féliciter les lycéens de Raismes dont on salue la contribution qu’ils ont apportée (et apporteront encore) au bon alignement de nos chers blocs de granit.
Et d’inventorier dans la foulée (et la poussière soulevée par les 13 voitures du… convoi) les nouvelles trouvailles du sorcier Jean (alias Stablinski) soucieux de compenser la disparition (provisoire ?) de la tranchée d’Arenberg. Sûr que l’on reparlera dimanche du chemin de Buat (inédit !) et de la boucle d’Artres dans le sud Valenciennois…
Comme l’année dernière et malgré la disparition ci-dessus énoncée, nous serons reçus sur le site minier de Wallers par M. Alain Bocquet, président de la Communauté de Communes de la Porte du Hainaut, a priori peu revanchard si l’on pouvait en juger par la qualité de son "buffet"… réparateur.
De quoi, via Haveluy, pouvoir reprendre en toute sérénité notre périple pavé (pas toujours de bonnes intentions !) avec arrêts obligés, qui au chemin des prières à la sortie d’Orchies, qui à Mons-en-Pévèle, avant d’être accueillis par M. Monnet, le président de la Communauté de Communes du Pays de Pévèle, en sa mairie de Templeuve.
Surprise à l’entrée du pavé "Duclos" à Cysoing : le dévoilement, par le jeune maire du lieu, d’une plaque symbolique en l’honneur de Jean-François Pescheux. Sûr que nos forçats de la route lui sauront gré dimanche !
La Taverne de l’Arbre était, en qualité, le terminus obligatoire de cette "reconnaissance". Mais celle du président du Conseil Général, Bernard Derosier, valait bien la nôtre… Allez, plus rien désormais ne saurait priver notre cher Paris-Roubaix de son itinéraire pavé. Tu peux savourer ta victoire, mon cher Jean-Claude !
Jean Devys
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9 avril : Stand à Compiègne

Pour Audrey, Yves et votre serviteur, la semaine devait s’achever sur le même registre, veillée d’armes s’il en fut sur la place du même nom à Compiègne, la ville des Rois si ce n’est de la Reine… des classiques, Emmanuel prenant le relais pour animer (y compris de sa vocalise !) le stand que les "Amis" y possèdent désormais.
Seul invité déroutant : le général Hiver !
Conséquence, un zéro pointé au saut du lit, quelques bourrasques de neige pour nous rappeler qu’en avril, il ne faut pas se découvrir d’un fil (voir photo !) et une brise nordiste pour nous accompagner toute la journée.
Mais il en fallait plus pour décourager Emmanuel même si ces conditions climatiques imprévisibles ont pu avoir un impact sur la vente des… pavés (chocolatés) de Roubaix, la concurrence antérieure et loyale des… œufs de Pâques expliquant peut-être aussi cela. Sans empêcher de bien sympathiques contacts, qui avec ces Américains du Visconsin (conquis par Audrey !), qui avec les habitués transalpins, grand ducaux ou ibériques (Iles Canaries comprises), ce qui fera dire à Alain et Éric, venus nous soutenir (et plus encore) que la réputation des "Amis de Paris-Roubaix" n’avait plus de frontières.
Celle d’un certain Tom Boonen (à prononcer Bo’nen et surtout pas Bounen, Messieurs les reporters !) n’était plus à faire. Annoncé comme le super-favori de la 103° édition, il saura brillamment confirmer. C.Q.F.D.
Le mot de la fin sera dévolu à l’adjoint aux sports Henri Planckaert, défenseur idéal de notre cher Paris-Roubaix et qui se réjouissait d’avance d’une 103° édition vantesque. En ce dimanche 10 avril 2005, le ciel ne le suivra pas à la lettre mais sans que cela nuise à la limpidité de la course et à son dénouement logique. Nous aurons droit à un grand Paris-Roubaix et à un grand vainqueur !
Paris-Roubaix 2005 est mort… vive Paris-Roubaix 2006.
Jean Devys
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10 avril : Paris-Roubaix

Avant même que le premier coup de pédale soit donné, cette 103ème édition de la « reine des classiques » avait déjà fait couler beaucoup d'encre et soulevé de nombreuses interrogations. L'absence (provisoire) de la trouée de Wallers-Arenberg allait-elle dénaturer la course et la priver de cette saveur si particulière que lui octroie la traversée de ce secteur mythique et si spectaculaire ? La course changerait-elle de visage ? Le « mur » de Buat, le toboggan d'Aulnoye et l'enchaînement infernal de pavés entre Famars et Moncheaux-sur-Ecaillon, allaient-ils permettre aux meilleurs de s'imposer ?
Au moment où les roues rebondissaient sur les gros pavés de la place de Compiègne, une seule certitude était partagée par la majorité de suiveurs : l'homme à battre serait Tom BOONEN, jeune et prometteur champion, auteur d'une démonstration de force au tour des Flandres, huit jours plus tôt.
Comme le ciel, qui fut longtemps menaçant, puis finalement ensoleillé pour saluer l'arrivée des coureurs au vélodrome, la course connut deux épisodes très contrastés.
La première partie de l'épreuve fut classique : une échappée matinale qui creuse vite un écart important qui se dilue ensuite au fil des secteurs pavés, des accélérations puis des regroupements derrière, émaillés de quelques chutes qui éliminent inexorablement les plus malchanceux, au rang desquels un des grands favoris : Peter VAN PETEGEM. Un belle satisfaction dans cette phase initiale : l'audace et le courage des quatre français : Sébastien CHAVANEL, Stéphane BERGES, Florent BRARD et Arnaud COYOT, ces deux derniers allant presque au bout de leur rêve en terminant dans les 10 premiers à Roubaix. Les nouveaux secteurs n'eurent pas le rôle de sélection escompté, du moins pas immédiatement car ils ont probablement pesé lorsque l'éclatement du peloton est intervenu dans le long tronçon de Wandignies- Hamage.
Les 80 derniers kilomètres furent limpides et palpitants : une accélération puissante qui isole les meilleurs devant le peloton, le débandade derrière et des écarts qui se creusent doucement mais sûrement… La chevauchée du quintette de favoris : Tom BOONEN, Magnus BACKSTEDT, George HINCAPIE, Antonio FLECHA et Lars MICHAELSEN fut un modèle du genre. Que dire de la sélection finale dans le secteur de l'Arbre ! Elle fut impressionnante de force et de brio. Le trio qui s'y dégagea était bien celui des plus forts. Une si belle édition ne pouvait couronner qu'un grand champion et ainsi fut fait. Lorsque Tom BOONEN gravit la plus haute marche du podium, chacun savait que ce géant des Flandres commençait un long règne sur le haut du pavé.
Cette belle course, les Amis de Paris Roubaix l'ont vécue comme une récompense. C'est avec la fierté du devoir accompli que nous tournons la page de cette 103ème édition. Elle a vu beaucoup de monde se mobiliser pour qu'elle soit digne de la légende. Que de temps passé et d'énergie déployée pour repérer l'itinéraire, coordonner et réaliser les travaux, organiser les expositions, informer les journalistes, lancer le concours de dessins… Chaque année renforce la raison d'être des 'Amis de Paris Roubaix', ce sentiment nous l'avons ressenti plus que jamais cette année. C'est un bel encouragement pour poursuivre et développer nos actions afin que, longtemps encore, la magie de Paris Roubaix nous émerveille.
Alain BERNARD
Mai - avril : Concours de Dessin sur le thème de Paris-Roubaix
Dans le cadre et à l'occasion de Paris-Roubaix 2005, nous avons organisé un grand concours de dessins sur le thème de Paris-Roubaix ouvert aux enfants des écoles primaires des communes du Nord traversées par la course.
Nous avons reçu 155 dessins de 9 écoles:
- Ecole Diderot - DENAIN
- Ecole Zola - DENAIN
- Ecole Voltaire - DENAIN
- Ecole Fevauvre - FRESNOY LE GRAND
- Ecole Vatin - FRESNOY LE GRAND
- Ecole EEPU - HAVELUY
- Ecole Saint-Charles Sainte-Marie - HEM
- Ecole Jules Ferry - MASTAING
- Ecole Georges Pamart - QUÉRÉNAING
La participation la plus importante a été celle de la ville de Fresnoy-le-Grand avec 100 dessins.
Pour une première, sur 74 mairies contactées, 26 nous ont demandé le règlement et seulement 6 participèrent vraiment. La participation ne fut pas celle espéré.
Du côté des dessins, sous la présidence de Jérémy Piquet, auteur de l’affiche du concours, Messieurs Christian Prud’homme,Jean-François Pescheux, Jean-Claude Vallaeys et Alain Bernard qui composaient le jury, ont été sélectionnés 3 dessins. Les lauréats ont été récompensés le soir de Paris-Roubaix. Ils se sont vus remettre pour le deuxième et le troisième leur prix respectif. Le premier ne pouvant se déplacer, une délégation des Amis de Paris-Roubaix, Alain Bernard, François Doulcier et moi-même sommes aller à Quérénaing lui remettre son prix en mains propres lors de la traditionnelle fête de son école.
Je tiens à remercier les élèves, les écoles et les mairies pour leur participation.
N°1 - Joris LAIGLE - 9 ans - Ecole Georges Pamart -
QUERENAING

N°2 - Fabien SOUPLET - 10 ans - Ecole Georges Pamart -
QUERENAING

N°3 - Ophélie MATHYS - 8 ans - Ecole St Charles / St Marie -
HEM

10 avril : Au coeur de Paris-Roubaix
Dimanche 10 avril 2005, 8 h 45 : arrivée sur place au château de Compiègne. Ce fut pour moi le départ d'une journée inoubliable. En effet, la veille à Compiègne, notre Président Alain Bernard qui devait suivre la course me céda sa place (tant convoitée), ne pouvant suivre la course pour raisons personnelles et afin de pouvoir préparer au mieux les récompenses pour le concours de dessins.
9 h 00 : rendez-vous à la tente VIP pour le petit déjeuner offert par ASO et prendre contact avec Madame Véronique Vermeulen, responsable VIP à La Redoute, pour l'inscription sur la liste des invités.
10 h 25 : prise de contact avec mon chauffeur, Hubert Mathys, ancien coureur professionnel dans les années 1970 qui me donne rendez-vous à 10 h 45 à son véhicule, une Skoda Superb rouge n° 6 de commissaire de course.
10 h 45 : le rendez-vous de l'année à ne pas manquer. M. Mathys me présente le commissaire Michel Bergeat. Ce dernier m'explique son rôle en course : commissaire arrière pour la vérification de la régularité de la course en cas de chute ou crevaison.
10 h 55 : me voilà en place à l'arrière gauche (tout comme Jean-Marie Leblanc, un signe ? Non, il ne faut pas rêver !) Sur Radio Tour, Laurent Bezault, adjoint au directeur des compétitions : « Messieurs les pilotes à l'avant, commencez votre progression, départ dans 5 min ».
11 h 00 : départ fictif du château de Compiègne. Après seulement 500 m, Radio Tour « chute du n° 67, Pena Victor Hugo de chez Phonak ». Le ton était donné…
11 h 10 : départ réel donné par Jean-Marie Leblanc.
Les 100 premiers kilomètres pour arriver jusqu'à Troisvilles se passèrent disons dans un climat très calme avec son lot d'attaques et avec le ballet des directeurs sportifs à l'arrière. Seuls 8 hommes seront sortis, conservant à l'entrée du premier secteur de Troisvilles une avance de 9 minutes.
13 h 30 : nous arrivons au premier secteur. Tous s'animent. Radio Tour n'arrête plus : « Cofidis roue avant, Phonak un homme sur la droite de la route, Lotto roue arrière, chute dans le peloton, Crédit Agricole, Agrigel, …. ».
La course se déroule à l'avant mais une autre course se passe derrière, la course des directeurs sportifs qui passent, repassent, demandent le passage à notre commissaire. Pour moi qui n'en suis pas à ma première course en tant que suiveur, Paris-Roubaix est vraiment une course à part à tous les niveaux. Heureusement que notre pilote, on peut l'appeler ainsi, a su se faufiler entre les voitures et suivre les instructions du commissaire, car il faut avoir un sang-froid à toute épreuve, les coureurs frottent mais les voitures aussi. La Française des Jeux en a fait la douloureuse expérience, à l'avant et à l'arrière, quant on aime on ne compte pas…
16 h 30 : crevaison, non pas d'un coureur mais de notre voiture car nous aussi nous avons eu notre lot de pépins. Vite tout le monde s'y met : vider le coffre, prendre la roue, le cric, démonter et remonter. Notre commissaire soucieux de ne pas perdre trop de temps regarde sa montre. Voilà, on repart. 7 minutes top chrono pour changer la roue. Pas mal, notre commissaire est heureux car il pourra finir la course. Nous reprenons la route. Radio Tour : « Tête de course fin du secteur n°10 ». Je l'informe qu'il ne sont pas loin. Après plusieurs kilomètres de chasse, nous revenons avec ce qui reste du peloton avant le secteur n° 8, le Pont-Thibaut.
La fin du parcours se passe très bien. Le public est au rendez-vous. Le secteur pour moi le plus impressionnant fut le « Carrefour de l'Arbre » : une marée humaine s'ouvre devant Thor Hushovd, comme dans l'Alpe d'Huez sur le Tour de France.
17 h 45 : arrivée à Roubaix. Voilà ma journée était terminée. Je remercie mon chauffeur et le commissaire et leur dis à la prochaine. On ne sait jamais… Cette journée, je ne l'oublierai jamais. Je remercie encore un fois Alain Bernard de m'avoir permis de vivre mon rêve depuis toujours, suivre la plus grande classique du monde à une place que bien d'autres personnes vont m'enviée. Aussi, j'espère que l'année prochaine une autre personne de notre association aura cette chance.
Merci encore Alain de m'avoir choisi…
Eric Debruyne
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22 mai : Journée Découverte

Il fallait y croire… et lorsqu'en début d'année, notre cher Emmanuel (Preux) avait lancé l'idée de ce dimanche découverte, il faut bien admettre qu'il était le seul à se bercer d'optimisme. Mais c'est bien connu, la fortune sourit toujours aux audacieux et à force de mobiliser les amis de ses (nos) Amis, Emmanuel a bien fini par les dénicher ces 53 postulants nécessaires à rentabiliser l'opération.
En ce dimanche 22 mai, nous étions donc 53, venus non seulement de Roubaix et environs mais aussi de la région parisienne, à nous retrouver dès potron-minet au vélodrome, où nous attendaient le bus des Ets Parent Delattre et Georges, son sympathique chauffeur. Sous un ciel certes moutonneux, mais le vent du sud laissait présager une relative trêve !
Direction Troisvilles où Françoise nous réservait comme seule elle peut le faire, un accueil des plus chaleureux même qu'il est resté bien des miettes et plus encore, pour nourrir ses… coulons. Et certes ce réconfort n'était pas superflu pour attaquer pédestrement sur 1800 mètres (Emmanuel avait réduit le parcours initialement programmé), un tronçon pavé de bonnes intentions du côté de Viesly, de quoi aiguiser les appétits les plus rebelles. Parcours officiel suivi fidèlement, la "Taverne de Solesmes" y pourvoira dans une ambiance des plus enjouées, mets du terroir en prime, appréciée.
Tout un chacun sait aujourd'hui que la drève des boules d'Hérin (1), plus connue sous le nom de tranchée (ou trouée) d'Arenberg, n'a pas figuré au programme du 103° Paris-Roubaix à en faire couler beaucoup (trop) d'encre et de salive. Il n'en demeure pas moins que sa reconnaissance comme la visite du site minier de Wallers (qui a vu se dérouler le film Germinal) s'imposaient. Tellement captivantes, merci à ces anciens mineurs qui nous ont servi de guides aussi compétents que passionnés, que l'horaire en prenait de facto un sacré coup ! A en décider de faire l'impasse sur l'orchésien chemin des Prières pour filer tout droit ou presque sur l'incontournable Taverne de l'Arbre, haut lieu tant de la bataille victorieuse de Bouvines le 27 juillet 1214 que des exploits des De Vlaeminck, Madiot, Duclos et autres Museeuw.
Le tout au rythme des explications claires et précises de notre ami François (Doulcier), maître es pavés, comme de certain questionnaire concocté par le signataire de ces lignes et qui, en l'occurrence, a suscité moult réactions pour ne pas dire plus. Ce qui n'a pas empêché une certaine Claudine Vannieuwenhove de l'emporter avec 8,5 bonnes réponses sur 12 et nonobstant la bise d'Emmanuel, de gagner le très beau livre de Christian Teel "Les Grandes figures de Paris-Roubaix". Bravo à elle !
On ne peut arpenter le Carrefour de l'Arbre sans déguster une de ces innombrables "cervoises" (blanches, blondes ou brunes) qui en font la réputation. Ainsi fut fait… à en empiéter un peu plus sur l'horaire prévu et à vrai dire intenable. Personne n'en a d'ailleurs voulu à Emmanuel qui, insatiable, a mené tout son petit monde (ravi) à l'assaut (mouvementé) des mythiques douches. Inclassable détour.
Bravo Emmanuel, bravo François, votre coup d'essai a été un coup de maître… A reconduire !
Jean Devys
(1) le mot drève vient du bas néerlandais dreve (sans accent), du verbe driven (conduire) et signifie allée carrossable bordée d'arbres. Par ailleurs, Hérin est le nom d'un village (que nous avons traversé) mais qu'elle est la raison d'être des boules ? Bornes pour les uns, petits bouleaux pour les autres, toute réponse (fondée) sera la bienvenue.
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17 septembre : Hommage à Emile Masson

Le 17 septembre 2005, les Amis de Paris-Roubaix ont rendu hommage à Émile Masson (90 ans aujourd'hui).
Nous savions qu'Émile Masson était le grand vainqueur du Paris-Roubaix du 9 avril 1939. Nous avons découvert un grand Monsieur attachant, à la mémoire et à la vitalité infaillibles !
Le programme de la journée était très chargé. Le matin, nous avons commencé à Seclin, à l'auberge du Forgeron, haut lieu des Paris-Roubaix héroïques. C'était là que se déroulait le dernier des contrôles volants qui servaient à assurer la régularité de la course.
Puis, nous avons entrepris le final du parcours des Paris-Roubaix d'antan. Un arrêt au fameux virage de Wattignies (qui symbolisait l'entrée des secteurs pavés les plus difficiles de Paris-Roubaix) donna les premières larmes d'émotion à Émile Masson. En effet, cet endroit était stratégique. Tous les coureurs essayaient de se protéger jusqu'à ce fameux virage pour ensuite attaquer et lâcher les adversaires. C'est exactement ce que fit Émile Masson ce 9 avril 1939.
Un deuxième arrêt à l'entrée de Faches-Thumesnil pour inaugurer un petit "monument" qui symbolise la crevaison de la roue arrière d'Émile Masson à l'endroit exact où cela s'est passé. Cette crevaison faillit lui coûter la victoire finale. Ce fût avec une grande émotion qu'Émile Masson dévoila notre petit "monument". Cela lui rappelait tant de choses ! L'accueil de la Municipalité et des coursiers de l'Entente cycliste Faches-Thumesnil / Ronchin fût des plus chaleureux (inauguration d'un mètre carré pavé + plaque avec photo, discours, remise de la médaille de la ville, exposition sur Paris-Roubaix, etc..). Un grand merci à Monsieur Lebas, Maire de Faches-Thumesnil, et à toute l'équipe municipale pour l'accueil réservé à Émile Masson.
Après un rapide déjeuner, nous avons repris la route du Paris-Roubaix 1939 pour faire une halte au musée de Plein Air à Villeneuve d'Ascq. Madame Teneur, qui en est la Directrice, nous y attendait avec toute son équipe afin d'inaugurer une plaque qui marque le dernier secteur pavé existant des Paris-Roubaix d'autrefois. Environ 50 mètres ont été miraculeusement préservés au hasard des travaux de la route départementale 952. Une deuxième exposition sur Paris-Roubaix nous y attendait dans le café du village reconstitué. Un grand merci pour l'accueil sympathique et chaleureux.
Il nous fallait bien finir un jour notre Paris-Roubaix. Et c'est sur l'avenue Gustave Delory (ex avenue des Villas) qu'Émile Masson dévoila une plaque posée sur la façade de la maison au n°37. En effet, c'est en face à ce n°37 qu'Émile Masson remporta sa plus belle victoire en solitaire le 9 avril 1939. Désormais, son exploit est à jamais gravé. Grand merci aux propriétaires de la maison, à Monsieur le Maire de Roubaix, à Henri Planckaert pour avoir tout de suite accepté d'honorer Émile Masson. Ce fut également l'occasion pour l'adjoint au maire de lui remettre la première médaille d'or de l'office municipal des sports de la ville de Roubaix et le fameux pavé sur socle du vainqueur de Paris-Roubaix.
Après toutes ses émotions, nous avons fait voir à Émile Masson, la plaque à son nom sur le dernier secteur pavé (espace Crupelandt), sa douche au vélodrome et enfin nous sommes allés lui faire découvrir les secteurs pavés de Camphin-en-Pévèle et du carrefour de l'Arbre.
Pour conclure: quelle journée intense en émotions !
Émile Masson est d'une grande gentillesse. Il avait décidé de ne plus participer à des manifestations sur le cyclisme. Il l'a fait pour nous. Nous le remercions infiniment. Avec son franc parler, il nous disait qu'il ne voulait pas venir. Maintenant, il ne le regrette pas. Mille merci Monsieur Masson. Nous garderons le contact avec vous.
Décidément, la Reine des Classiques ne s'offre qu'à des Hommes d'exception !